Mémoire

Vème Trésors d'images de Méditerranée - Mardi 10 mars 2020

En partenariat avec l'INA et l'Université Côte d'Azur - Table ronde sur le thème "Explorer le voyage en Méditerranée: autour du recueil de poésie de Maria Tsoutsoura, professeur et écrivain, auteur du recueil Le grand voyage (PU de la Sorbonne nouvelle 2015) , et Stéphane Sawas, professeur de grec en français.

Animée par Frédérique Olivier-Ghauri;

" C’est au cœur de l’été 1933 que Paul Valéry, le poète de la Méditerranée, nommé Administrateur du CUM, présente son projet d’organisation du Centre Universitaire Méditerranéen daté du 14 juillet :

Je le cite :

" (…) Il est à souhaiter pour la gloire de Nice et de la Nation, que notre Centre se manifeste et s’impose, quelque jour, comme le lieu d’élaboration d’une connaissance méditerranéenne, le point où se forme une conscience de plus en plus nette et complète de la fonction de cette mer privilégiée dans le développement des idéaux et des ressources de l’homme ( …)

Pourquoi ne pas envisager dès à présent la formation à Nice d’un trésor de documents méditerranéens ?(…)

Inspirés par cette dernière phrase de l’auteur du cimetière marin nous avons intitulé ce colloque "Trésors d’images de la Méditerranée ".

C’est par ces mots que Mme Rampal, adjointe au maire de Nice Christian Estrosi, déléguée au CUM, inaugurait ce colloque qui se tient désormais chaque année depuis 2015. Dès l’édition de 2016, Stéphane Sawas était convié et il nous avait emmenés sur " La Méditerranée en chansons " autour d’un extrait du film "Jamais le dimanche de Jules Dassin" (1960) avec la chanson " Les enfants du Pirée ".

Arrivé à une certaine maturité, notre colloque ose s’attaquer à l’image poétique avec Le Grand Voyage, de Maria Tsoutsoura à partir de l’édition bilingue grec-français aux Presses de la Sorbonne Nouvelle de 2015 traduit par Stéphane Sawas, Médaille d’Or de la Société Grecque des Traducteurs Littéraires (2013).

Je vais donc vous présenter ces deux personnalités avant de leur laisser la parole autour de cet hymne à la vie, cette circulation d’images et de mots en Méditerranée, d’inspirations et de références historiques, littéraires et oniriques.

Maria Tsoutsoura est une écrivaine et universitaire grecque. La thématique du voyage en Méditerranée domine son œuvre. Son habilitation à diriger des recherches, soutenue à la Sorbonne et publiée s’intitule Jeux de reflets entre la littérature néo-grecque et les voyageurs romantiques français. Elle a traduit des poètes grecs vers le français et des poètes français vers le grec, à titre d’exemple :

– du grec au français, Lorentzos Mavilis , poète de Corfou, ou encore Alexandrie Constantin Cavafy

– et, du français au grec, "Le Cimetière Marin" de Paul Valéry dans un livre sur la traduction littéraire comme science et comme art.

Elle a par ailleurs publié deux recueils de poésie, une série de nouvelles (l’une est disponible en français dans l’anthologie Le Conseil de la cloche et autres nouvelles grecques, 2015, aux éditions de Rue d’Ulm de l’École Normale Supérieure) et son premier roman est en cours de parution. Peut-être nous en dira-t-elle quelques mots…

Stéphane Sawas est helléniste, spécialiste de la littérature, du cinéma et des arts grecs des XXe et XXIe siècles. Il est professeur d’histoire du cinéma et des arts à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), directeur du CERLOM (Centre d’Étude et de Recherche sur les Littératures et les Oralités du Monde) et chargé de cours à l’École Normale Supérieure. Ses travaux portent sur le cinéma et les arts en Grèce et en Méditerranée et sur les cultures diasporiques. Il est notamment l’auteur de l’anthologie Le Conseil de la cloche et autres nouvelles grecques aux éditions Rue d’Ulm de l’École Normale Supérieure et a traduit de nombreux textes d’écrivains grecs.

La poésie de Maria Tsoutsoura traduite et sublimée par Stéphane Sawas m’a beaucoup touchée. L’image poétique, la magie émotionnelle, l’imagination, les références tant mythologiques que liées à la tradition de l’oralité de la mémoire, l’architecture musicale, l’humour et finalement la réflexion distanciée sur l’éternité, l’intensité de la vie, et parfois sa simplicité. L’épreuve du deuil qui s’exprime comme un des aspects de ce garnd voyage lié au refus de l’héroïsme, m’ont ainsi amenée à inclure certains passages dans mon livre publié en 2018 et réédité récemment. L’ouvrage de Maria Tsoutsoura a accompagné mon processus créatif autour d’un livre mémoriel en Méditerranée grâce à la traduction subtile de Stéphane qui m’avait offert cet ouvrage.

Aussi, je laisse la parole à son auteur et à son traducteur, autour d’une interrogatioon, finalement vous qui maîtrisez parfaitement le francais, au point de traduire Paul Valéry et le Cimetière Marin en grec, pourquoi avoir collaboré avec Stéphane Sawas pour ces poésies-là et ne pas l’avoir fait vous-même ?"


Visite du lieu avec Fréderique Olivier-Ghauri

Patrimoine - Magazine de la rédaction d'AZUR TV autour du patrimoine culturel et architectural de la Côte d'Azur, présente le Centre Universitaire Méditerranéen.


Colloque Trésors d’Images de la Méditerranée
Retour sur le colloque et la conférence organisée par le CUM, en partenariat avec L’INA Méditerranée le 17 octobre 2017

Nice-Matin - 24/10/2017 La Méditerranée des Trésors d'Images

"Retour à la Méditerranée : d’Aristide Maillol et Robert Couturier à Pino Pascali ", l’historienne et critique d’art, Valerie Da Costa en dialogue avec Frédérique Olivier-Ghauri, chef de Projet au CUM, fera une approche de la figure allégorique à travers l’œuvre d’Aristide Maillol, Robert Couturier et Pino Pascali figure centrale de l’art italien des années 60.
En 2000, Valérie Da Costa publie une monographie sur le sculpteur Robert - Robert Couturier aux éditions Norma.
Ce catalogue raisonné de l'œuvre sculptée de Robert Couturier comporte 450 numéros correspondant aux sculptures recensées sur une période débutant en 1923 et s'achevant en 1997. Le catalogue raisonné constitue l'essentiel de ce travail et, est complété d'un texte critique qui propose une étude analytique de l'œuvre de Couturier.
Robert Couturier, lui-même élève d’Aristide Maillol qui fut l'un des sculpteurs les plus célèbres de son temps. Il a tenu une place importante dans la sculpture française de l'après Seconde Guerre mondiale en offrant une nouvelle interprétation de la figure humaine. Si le motif reste traditionnel, le renouveau est apparu principalement dans l'expression de la forme et dans le choix d'une matière étirée, déchiquetée et exacerbée.
Nous retrouvons dans son ouvrage référencée page 220, sa sculpture « Méditerranée » commande d’Etat qui se trouve depuis 1943 sur le parvis du Centre Universitaire Méditerranéen face à mer, écho à la sculpture d’Aristide Maillol « La Méditerranée » exposée aux Jardin des Tuileries. Afin de réaliser cette sculpture, aux formes opulentes, Couturier part d’une esquisse en plâtre qu’il réalise en Bourgogne et dont les dimensions sont proches de l’œuvre définitive, puis se rend à Nice pour exécuter la taille directe.

Pino Pascali : retour à la Méditerranée publié par Valérie Da Costa en 2015 est le premier livre consacré en France à l'artiste italien. L'œuvre y est analysée en fonction de thèmes : la temporalité de la sculpture, la mise en scène de soi, la sculpture comme art environnemental, l'attachement à la Méditerranée, l'intérêt pour l'anthropologie.
Les propos de l'artiste, ainsi que les nombreuses archives, principalement celles conservées à la Fondazione-Museo Pino.
Pascali, constituent le matériau inédit de l'analyse de cette œuvre bien au-delà de son rattachement à l’Arte Povera.
Ouvrage de référence, ce livre est moins une monographie exhaustive qu'une étude qui s'attache à considérer le travail sculptural de Pino Pascali au sein d'une conception plus élargie de la création ; une approche qui souhaite redonner à cette œuvre sa place centrale dans le paysage de l'histoire de la sculpture moderne et contemporaine et en présenter son étonnante contemporanéité.

Valerie Da Costa
Valérie Da Costa est historienne de l’art et critique. Elle est Maître de conférences habilitée à diriger des recherches en histoire de l’art contemporain (XXe-XXIe siècles) à l’Université de Strasbourg. Auteur de nombreux livres, textes et articles sur la sculpture moderne, contemporaine et la pluridisciplinarité artistique, ses recherches abordent l’histoire de l’art dans une conception élargie et portent tout autant sur la création des années 1950-1960 que sur ses formes les plus contemporaines. De 2007 à 2014, elle a été responsable de la rubrique Arts visuels de la revue Mouvement. Puis, en 2014 et 2015, commissaire invitée au Centre Pompidou pour les nouvelles éditions de Vidéo danse (Oublier la danse, Le corps en jeu ) dans le cadre du Nouveau festival. Elle est notamment l’auteur des Écrits de Lucio Fontana, Les presses du réel, Dijon, 2013.

Robert Couturier aux éditions Norma, 2000
Pino Pascali : retour à la Méditerranée aux Presses du réel, 2015


Le CUM de la mer... à la mer

Evoquer l’histoire du Centre Universitaire Méditerranéen, son riche patrimoine architectural, ses œuvres d’art, en retirer l’essence même constitue une tâche ardue qui nécessiterait à elle seule un ouvrage entier. Dans cette perspective, ce présent opuscule survolera les grandes lignes de l’épopée de ce bijou architectural dont la sobriété des façades abrite plus de quatre-vingts ans de bouillonnements intellectuels dignement fêtés en 2013 par le colloque Passion Méditerranée.
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Le CUM un écrin art déco pour la pensée méditerranéenne

Le Centre Universitaire Méditerranéen est un joyau de la culture qui conjugue la tradition, dans sa noblesse la plus haute, et la modernité dans son expression la plus créative.


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Passion Méditerranée - Actes du colloque littéraire

Les textes contenus dans cet ouvrage ont l'ambition de dresser le portrait d'une baie que le soleil, la mer et le vent auraient rendu eternellement jeune. Il s'agit du Centre Universitaire Méditerranéen, qui a été fêté pendant deux jours au cours desquels, ses amis sont revenus sur son passé, et en on évoqué les personnalités, les grandes figures et les belles heures.

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Les années noires - Actes du colloque historique

Nice est une ville de lumière.
Cette clarté exceptionnelle, cette transparence de notre ciel nous imposent de traquer les ombres qui ont, un temps, obscurci le soleil de la raison et outragé les valeurs les plus sacrées de notre civilisation. Ce n'est pas là un devoir de mémoire, non, c'est une evidence de volonté de justice, un impératif de vérités qui nous impose de dire et d'agir afin que plus jamais notre ciel ne s'assombrisse.

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Alban Cerisier publie chez Gallimard cette émouvante correspondance entre Paul Valéry, premier administrateur du CUM et Jean Voilier, nom de plume de la romancière Jeanne Loviton.

La première d’entre elles, en 1937 est écrite sur du papier à en-tête du CUM.

Lire la lettre

Dédicace de l'auteur :

Près de soixante-dix ans après sa mort, la personnalité de Paul Valéry apparaît sous un jour inattendu, plus intime, grâce à la publication de ses lettres à sa dernière muse, Jeanne Loviton (nom de plume : Jean Voilier), de la biographie de celle-ci par Dominique Bona et d’un « portrait affectueux » signé par Benoît Peeters (voir la conférence du 8 octobre 2014 "Paul Valéry, tenter de vivre".

Voir l'artice "L’amour fou du poète et de l’amazone" de Thierry CLERMONT extrait du Figaro du 11 septembre 2014