Faire la paix est plus difficile que faire la guerre; le traité de Versailles, 28 juin 1919 - Jeudi 6 juin2019

Le 28 juin 1919, cinq années jour pour jour après l’attentat de Sarajevo, était signé dans la Galerie des Glaces du château de Versailles le traité chargé de régler le premier conflit mondial. L’ambition des négociateurs était inédite et grandiose. Il s’agissait rien moins que de rendre la guerre impossible à l’avenir. Comment ? En créant une Société des Nations dont le mandat serait de résoudre tous les conflits interétatiques par le dialogue et non plus par la force ; en donnant le dernier mot aux peuples et non plus aux États selon le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La démocratie plutôt que les alcôves des chancelleries.Un siècle après la signature de ce traité, il est possible de porter un jugement plus nuancé sur cet acte diplomatique majeur du XXe siècle. Il s’agira d’abord de le resituer dans le contexte de l’époque de l’immédiat après-guerre. Il s’agira ensuite de montrer que d’autres possibles auraient pu se réaliser, et qu’il n’y avait pas de fatalité aux drames ultérieurs qui s’abattront sur l’Europe et le monde.

Ancien conservateur du musée des troupes de montagne, historien militaire et régionaliste, le lieutenant-colonel Jean-Pierre Martin est l’auteur de nombreux ouvrages et publications relatifs à l’histoire des conflits du XXe siècle.