Saint Thomas d’Aquin Philosophe de l’être (1225-1274)

Chaire Jean-François Mattéi

Hervé Pasqua,Université Côte d’AzurTitulaire de la Chaire Jean-François Mattéi

L’œuvre de saint Thomas d’Aquin a connu une immense postérité. Elle est restée, toutefois, méconnue et mal reçue. Dès la mort de son auteur, elle a été recouverte d’interprétations qui ont obscurci sa pensée profonde sur l’être (esse), qui nous intéresse particulièrement et constitue l’un de ses principaux apports. Cette pensée s’est élaborée dans un contexte intellectuel et moral spécifique, en contact permanent avec des auteurs qui se situent à la croisée du platonisme et de l’aristotélisme, plus précisément du néoplatonisme hérité de Proclus et du Pseudo-Denys l’Aréopagite et de l’aristotélisme médiéval d’Avicenne, d’Averroès et de Maïmonide. En dialogue avec ces auteurs, la philosophie de l‘être de Thomas a atteint le cœur et le sommet de la pensée humaine.