Penser l’unité de l’homme avec Avicenne

Cycle "Les Grecs, les Arabes et nous : science et philosophie" mardi 09 février 16:00

Meryem Sebti, chercheur au CNRS, chargée de conférences invitée à l’EPHE

Avicenne (980-1037) a hérité d’une conception grecque de l’âme humaine, en particulier de celle d’Aristote. Son approche marque cependant une rupture avec la doctrine de son illustre prédécesseur. Tout en conférant au corps une fonction importante dans le processus d’acquisition du savoir, il considère l’âme humaine comme une substance immatérielle et immortelle. Le champ couvert par la psychologie avicennienne est très vaste , comprenant aussi bien une théorie de la connaissance qu’une doctrine de la vie-dernière. Cette doctrine se distingue également par l’attention qu’elle porte à la question de l’individualité de l’homme et de l’unité de son expérience cognitive.