Le langage des pierres. Les monuments aux morts en France aux lendemains de La Grande Guerre

Journée de la mémoire de 1918

Attention : Conférence délocalisée au MAMAC

À l’occasion de la commémoration par la Ville de Nice du Centenaire de la Première Guerre mondiale

Modérateur : Yvan Gastaut, historien, maître de conférences à l’université de Nice

 

Jean-Paul Pellegrinetti, professeur en histoire contemporaine à l’Université de Nice Côte d’Azur, directeur du Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine (CMMC), spécialiste d’histoire politique (XIXe-XXe siècles) et d’histoire sociale de la Grande Guerre

Avec environ 1 400 000 morts, la Grande Guerre est à l’origine d’un traumatisme profond occasionné par les pertes en hommes. En France, pratiquement toutes les familles seront affectées par la mort et le deuil. Du lendemain de la signature de l’Armistice à la veille de la Seconde Guerre mondiale, nombreuses sont les communes françaises qui éprouvent le besoin d’ériger un monument, une stèle, ou d’apposer une plaque sur les murs extérieurs ou intérieurs des églises. Pour la première fois, l’initiative n’est pas venue d’en haut, de l’État, mais d’en bas, de comités locaux et de municipalités. Pour la première fois aussi, ces mémoriaux étaient appelés à exalter le souvenir, non plus des élites, mais des obscurs, d’un peuple qui entrait ainsi dans l’histoire monumentale, celui de communes humbles aussi dont c’était souvent le premier et l’unique monument.

 

Découvrir les autres conférences du colloque "Journées de la mémoire de 1918"