"Faire la paix est plus difficile que faire la guerre"; le Traité de Versailles, 28 juin 1919

Conférence

Le 28 juin 1919, cinq années jour pour jour après l’attentat de Sarajevo, était signé dans la Galerie des Glaces du château de Versailles le traité chargé de régler le premier conflit mondial. L’ambition des négociateurs était inédite et grandiose. Il s’agissait rien moins que de rendre la guerre impossible à l’avenir. Comment ? En créant une Société des Nations dont le mandat serait de résoudre tous les conflits interétatiques par le dialogue et non plus par la force ; en donnant le dernier mot aux peuples et non plus aux États selon le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La démocratie plutôt que les alcôves des chancelleries.

On sait ce qu’il en adviendra.

 

Le jugement de l’histoire aura longtemps été impitoyable vis-à-vis du traité de Versailles, accusé d’être ontologiquement responsable des drames qui suivront deux décennies plus tard. Il n’aura laissé que des mécontents : les Français qui n’obtiennent aucune garantie réelle contre la résurgence de l’impérialisme allemand, les Britanniques pour qui l’équilibre européen prime sur toute autre considération, Wilson trahi par son Congrès qui désavouera son président, les Italiens privés de l’essentiel de leurs ambitions territoriales. Quant aux vaincus, avides de revanche, le Diktat de Versailles sera le chiffon rouge qui interdira toute idée de réconciliation avec les vainqueurs.

Un siècle après la signature de ce traité, il est possible de porter un jugement plus nuancé sur cet acte diplomatique majeur du XXe siècle. Il s’agira d’abord de le resituer dans le contexte de l’époque de l’immédiat après-guerre. Il s’agira ensuite de montrer que d’autres possibles auraient pu se réaliser, et qu’il n’y avait pas de fatalité aux drames ultérieurs qui s’abattront sur l’Europe et le monde.

 

Biographie

Lieutenant-colonel honoraire Jean-Pierre Martin

 

Né en 1947 à Madagascar, le lieutenant-colonel honoraire Jean-Pierre Martin a poursuivi une carrière militaire essentiellement au sein des troupes alpines, avant de devenir conservateur du musée des troupes de montagne. Historien militaire et régionaliste, spécialiste de l’histoire de la Résistance et des communautés alpines, il a produit de nombreux travaux historiques et publié une quinzaine d’ouvrages, la plupart aux éditions Alan Sutton.

 

Il a dirigé pendant treize années la Prévention Routière de l’Isère.

 

Il est depuis 2015 président de l’Amicale nationale du 22e BCA et des troupes de montagne, et membre du comité d’organisation des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

 

Ancien conservateur du musée des troupes de montagne, historien militaire et régionaliste, le lieutenant-colonel Jean-Pierre Martin est l’auteur de nombreux ouvrages et publications relatifs à l’histoire des conflits du XXe siècle. Il est par ailleurs président de l’Amicale nationale du 22e BCA et des troupes de montagne.