Faire de l’art avec Tchernobyl, faire monde après Tchernobyl

Rencontres philo

Jean-Michel Durafour, professeur des universités en Esthétique et théorie du cinéma (AMU), directeur du laboratoire LESA EA3274 (AMU), agrégé de Philosophie

Contrairement à la bombe atomique, qui a donné lieu à des régimes de représentation ex-orbitants, par leurs surcroîts pyrotechniques et olympiens, la première grande catastrophe humaine environnementale du nucléaire civil et de l’irradiation de masse ne peut être approchée que par une esthétique in-oculée où le regard est partout orienté vers les êtres non humains dans une menace obscure, sourde et infernale. Les arts de Tchernobyl ne sont pas pour autant pessimistes. Pour rendre compte de cette esthétique, il faut commencer par rompre avec la logique de la « fin du monde » et le concept de « nature ».

 

 

 

 

Mercredi 10 mars / 16h