Albert Camus, homme de Théâtre

Littérature

Geneviève Winter, agrégée de lettres, ancien professeur en classes préparatoires, puis inspecteur d’académie, présidente de l’Alliance Française de Nice (2012-2017), auteur de plusieurs ouvrages sur la littérature des XIXe et XXe siècles

Le 4 janvier 1960, il y a soixante ans, la vie d’Albert Camus est brutalement fauchée sur la route qui le ramène à Paris avec de riches projets. La serviette retrouvée près de son corps ne contient pas seulement le manuscrit inachevé du Premier homme : l’écrivain, dramaturge, acteur, metteur en scène depuis sa jeunesse à Alger, vient de se voir attribuer par André Malraux, ministre de la culture, la direction d’un théâtre parisien au moment où il accompagne par la pensée la tournée européenne de la pièce Les Possédés, qu’il a adaptée et mise en scène. C’est donc tout naturellement que cet anniversaire nous invite à évoquer non seulement l’œuvre dramatique de Camus mais aussi la passion du théâtre qui a habité toute sa vie.